« Le Jura dans les enjeux du transport européen » était le thème de la dernière réunion d’information tenue à la Salle des Fêtes de Dole. Le sujet est important car l’un conditionne l’autre.
Le Jura est un des éléments importants du Schéma Européen des Transports comme l’expliquait Constance Le Grip, Députée Européenne. Il suffit de regarder les cartes pour constater que notre département constitue le barreau manquant des liaisons nord-sud tant pour le TGV que pour le fluvial.
A l’inverse, il ne saurait y avoir de développement économique sans politique dynamique des transports. L’économie jurassienne a fortement besoin de ces voies de communication selon Jean-Pascal Fichère, Trésorier de la CCI.
Or les élus locaux en charge de la question brillent par leur absence et leur désintérêt à se mobiliser sur ce sujet. Je ne prendrai que deux exemples :
Le TGV et l’avenir de la Gare de Dole.
L’adjointe doloise, Vice-Présidente du Conseil Régional s’enorgueillit aujourd’hui du TGV Rhin/Rhône qui ne passe pas à Dole. Pire, elle se contente de faire profil bas sur le projet de branche sud pour éviter le mécontentement ses amis Verts qui n’en veulent pas et ainsi avoir la paix dans sa majorité au Conseil Régional. Aucune action, aucune mobilisation depuis un an et demi qu’elle a été réélue à l’Hôtel de Grammont. En attendant, les projets concurrents avancent au détriment de notre territoire. Mais l’avenir du Jura ? Peu importe !
Le projet de canal Saône / Moselle / Rhin
Ce projet qui vise à relier la Méditerranée à la Mer du Nord ne concerne pas le Jura, ni même la Franche-Comté puisqu’il n’y passe pas. Pourtant, ses retombées seront bénéfiques pour les Jurassiens. Mais là encore, les écologistes s’opposent en mentant effrontément aux Jurassiens pour des motifs purement électoralistes (faire revivre le Grand Canal pour lancer une dynamique en leur faveur à la veille des législatives) suivis en cela comme toujours par leurs amis socialistes tout aussi avides de pouvoir. Après le marchandage sur les centrales nucléaires, le marchandage pour la paix au Conseil Régional.
Cette réunion a été l’occasion de réaffirmer mes ambitions sur ce sujet, avec l’objectif du développement de notre département : L’aéroport, (là encore condamné par les écologistes avec les volte face des socialistes), le transport fluvial, le ferroviaire... Autant de sujets sur lesquels j'aurai l'occasion de revenir ici de manière très concrète dans les semaines à venir.
La stratégie de campagne du candidat Viverge est maintenant connue : critique systématique, fausse information invérifiable pour un non initié, jouer sur les émotions et manipuler les peurs, jamais aucune proposition mais toujours de la démagogie. En espérant que cette méthode le fera élire député. Ensuite, « Les Jurassiens auront bien le temps de voir, les élections seront passées... »
L’entretien accordé dernièrement au Progrès au sujet de l’hôpital de Dole en est une parfaite illustration. Reprenons en les principaux points :
Première affirmation : « le déficit de l’hôpital de Dole est fictif ». Comment peut-on sortir une telle sottise lorsque l’on sait que cette année encore, le déficit prévu de -1,1 M€ risque malheureusement de finir à environ -3,6 M€. Soit le Conseiller Général ne sait pas trop compter (mais ceci peut heureusement se corriger par des cours particuliers de comptabilité auprès des services de l’hôpital qui font tout en leur pouvoir pour faire tourner l’établissement) soit son désir est tel de voir les comptes équilibrés qu’il développe une pathologie du fantasme.
Deuxième affirmation : le rapprochement hôpital clinique va entraîner un changement de statut des « personnels de l’hôpital qui passeront sous droit privé ». Il a clairement été expliqué lors d’une réunion à l‘hôpital le 6 octobre dernier à laquelle il participait que les impératifs du projet étaient le respect des statuts des différents personnels.
Troisième affirmation : « Pourquoi une telle hâte soudainement ? ... nous allons revoir la loi Bachelot »
La Loi Bachelot, qui a amélioré les choses, n’est en rien responsable des 23 M€ qui manquent. Bien au contraire. La supprimer ne règlerait rien mais n’aurait qu’une seule vertu : stimuler la démagogie du Conseiller Général « Front de Gauche ». Quant à la rapidité de réaction, je note qu’il préfèrerait sans doute ne rien faire et laisser pourrir la situation. Ce n’est pas ma conception devant une difficulté.
Quatrième affirmation : les interventions conjointes de moi-même et du Maire de Dole ne seraient pas utiles. Pour autant, il ne propose rien sinon de grandes théories fumeuses qui ne mettront pas un euro dans les caisses de l’hôpital sur le court ou moyen terme. Seules sont perdues d'avance les batailles qu'on ne livre pas, je préfère tout tenter pour m’assurer de la pérennité de l’établissement et d’une bonne offre de soins apportés aux Jurassiens. C’est pour cela que je suis encore intervenu ce mardi 6 décembre auprès du Ministre de la Santé pour m’assurer que les Jurassiens seront toujours bien soignés sur Dole.
La stratégie de campagne du candidat Viverge est claire. Comme Aldo MACCIONE, il roule les mécaniques devant l’électeur jurassien en fredonnant « plus à gauche que moi, tu meurs », espérant ainsi se placer pour son élection. Mais comme les midinettes dans le film « L’aventure c’est l’aventure » l’électeur jurassien n’est pas dupe.
J'ai participé à l'audition du Vice - Président de la commission européenne, Monsieur Slim Kallas, commissaire européen chargé du transport, ancien Premier Ministre Estonien.
J'ai sollicité le Vice - Président sur deux points : la branche sud du TGV Rhin Rhône et l'éventuel financement de l'UE. J'ai abordé également l'harmonisation de la législation sur les voitures électriques à combustible hydrogène.
Le concept des patrouilleurs vise à augmenter la visibilité des policiers en tenue sur la voie publique avec une triple mission :
En utilisant bien mieux les ressources disponibles au sein de chaque circonscription.
Les patrouilleurs travaillent dans des secteurs où la présence des services de police est jugée prioritaire pour lutter contre la délinquance. Ils sont en contact direct avec la population et interviennent de jour comme de nuit.
Depuis le 1er juillet 2011, ce dispositif a été généralisé sur l’ensemble du territoire. Nous pouvons en mesurer déjà les premiers effets.
Pour le Jura, 833 patrouilles supplémentaires ont été réalisées entre juin et septembre 2011.
Le total de la délinquance de voie publique entre le 3ème trimestre 2010 et 3ème trimestre 2011 a reculé de -2,16 %
La prise en compte des attentes de la population a progressé (+ 7,30% pour les nuisances)
Une expérience à poursuivre et à renforcer au service et pour la sécurité de tous.
Il y a une dizaine d’année, Monsieur EPAILLY créait sa société de travaux forestiers. Puis à l’affut de toutes les pistes de développement, il l’a très vite orientée vers la production de plaquettes forestières pour l’alimentation de chaufferie bois.
Ceci a nécessité la construction d’un bâtiment de stockage sur un terrain lui appartenant sur la commune de Sampans (en bordure de l’autoroute). Devant les difficultés administratives qui lui imposait d’acheter un terrain en zone industrielle à un cout exorbitant, Jean-Marie SERMIER a alors été amené à se pencher sur le problème et tenter une médiation avec les services concernés. L’objectif était de permettre une dérogation qui semblait d’autant plus justifiée qu’elle s’appuyait sur la jurisprudence administrative.
Les difficultés de Monsieur EPAILLY sont aussi à l’origine des amendements de notre Député sur le « volet forêt » de la Loi de Modernisation de l’Agriculture votée l’an dernier.
Au final, Monsieur EPAILLY a pu réaliser son bâtiment sur son propre terrain. C’est aujourd’hui une entreprise prospère de 3 salariés (bientôt 4), qui « fait travailler au pays, les gens du pays, avec des produits du pays »
En qualité de suppléant de Jean-Marie SERMIER retenu au Conseil Général, j’ai donc participé cette après-midi à son inauguration et à la démonstration de son processus de fabrication. Les moyens sont impressionnants tant en terme de machines que de locaux, la technique est efficace pour sortir plus de 17 000 tonnes de plaquettes et ceci en partenariat avec les autres professionnels de la filière.
C’est l’exemple type d’une entreprise qui fait peu parler d’elle mais dont on peut saluer le dynamisme et l’esprit entrepreneurial de son fondateur. Bravo Monsieur EPAILLY !
Jean-Pascal FICHERE
Député suppléant
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A l’examen de ce qui se passe dans notre Jura, les départements ruraux sont en pleine mutation mais sont aussi plein d’avenir.
Il serait faux de croire que l’on vit aujourd’hui moins bien en milieu rural qu’hier. Simplement les services ont évolué. Ainsi, le voyons nous aujourd’hui avec le développement des maisons de santé, du très haut débit dont le déploiement va encore être renforcé, l’accueil des enfants, les agences postales...
Tous ces nouveaux services sont source de dynamisme et de retour des populations en milieu rural.
La politique d’aménagement du territoire n’est plus aujourd’hui une question de moyens ou d’outils ; qu’ils s’appellent FEADER ou fond de cohésion. Au coté de l’Europe et de l’Etat, nous devons aussi saluer tous ce qui est mis en œuvre par les collectivités.
En revanche, il y a un réel problème pour les mobiliser et les mettre en cohérence. Il y a une trop grande complexité qui démotive même les plus volontaires de nos entrepreneurs.
Devant cette lourdeur, il y a dans un premier temps, besoin de développer l’ingénierie apportée aux porteurs de projet afin de les aider à mobiliser tous ces crédits le mieux possible.
L’aménagement du territoire n’est donc plus à mon sens une question de moyens supplémentaires, mais une question d’organisation. Ceci est d’autant plus nécessaire que l’Etat est aujourd’hui contraint de limiter ses dépenses.
C’est dans ce sens que j’ai interpellé hier en commission élargie Développement Durable et Finances, Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire afin qu’il invite ses services en général, et la DATAR en particulier, à apporter cet appui d’ingénierie aux communes, aux EPCI et à tous les entrepreneurs dans leur montage de projet.
La deuxième marge de progrès proposée pour les années à venir réside dans la simplification des procédures administratives. Mais ceci ne peut se faire que dans un second temps car nécéssite bien souvent l’accord de Bruxelles. Il s’agit là d’un sujet que j’ai souvent abordé à l’Assemblée Nationale, notamment dans le cadre de l’utilisation des fonds structurels (PAC, FSE...). Cette complexité génère un cout, et la simplification permettrait de dégager des moyens supplémentaires d’intervention à budget constant.
Le Ministre s’est alors engagé à l’inscrire dans les nouvelles perspectives européennes 2014 – 2020 en cours de négociation.
Dans la suite de mes travaux, j’ai dernièrement rencontré le préfet Jean-Luc NEVACHE, nouveau Délégué Interministériel à la Sécurité Routière pour faire le point sur tous ces sujets.
Ma proposition d’avoir recours aux GPS limiteurs de vitesse est maintenant testée par les constructeurs Français. J'ai demandé à ce que l'on accélère la mise en place sur tous les véhicules neufs.
J'ai également évoqué les petites infractions (perte d'un point qui se cumule) qui sont vécues comme une injustice par nos concitoyens. Le sujet semble donc limité mais nécessite cependant une réponse plus appropriée.
Les panneaux avertisseurs de radars seront remplacés par des radars pédagogiques devant chaque radar fixe en France à raison de 250 par mois soit la totalité des radars en 8 mois. Le début de l’opération est prévue pour novembre.
J’ai enfin évoqué avec Jean-Luc NEVACHE les accidents mortels avec alcool : 1350 décès ont ainsi été constatés.
Le problème se pose donc pour la forte alcoolisation. Ce qui confirme mes propos de ces dernières années à l’Assemblée Nationale selon lesquels ce sont les alcools forts plus que le vin de consommation courante qui posent un réel problème.
Dans ce sens, je lui ai demandé de prendre enfin un décret ministériel (en application d’une loi de... 1970 !) qui préciserait l'obligation d'un alcootest dans chaque véhicule à l’image de ce qui se fait pour les gilets jaunes. Une mesure peut onéreuse (entre 0,5 et 1 € le test) qui peut sauver bien des vies et doit faire l’objet d’une concertation avec les viticulteurs, les professionnels de la route et les assureurs.
Regardons la télévision, écoutons la radio, lisons la presse. Que constate t-on ?
D’un côté, nos concitoyens sont abreuvés, gavés jusqu’à l’écœurement de la déferlante médiatique socialiste, méprisant au passage l’équilibre du temps de parole qu’ils prétendent soit disant défendre. Nous avons des sous-leaders socialistes qui ne se préoccupent que d’eux même pour se placer, avoir le pouvoir pour le pouvoir et devenir au printemps prochain Calife à la place du Calife. Pas un mot sur les difficultés de notre pays dans un monde en pleine effervescence. La Grèce s’effondre ? Et alors ! L’Italie s’effrite ? Les Alpes sont là pour nous protéger ! La France résiste avec méthode et détermination ? « Que nenni » ! Une bonne dose de dépense sociale et la machine va bien repartir. Mais la réalité du monde n’est pas là. Les socialistes français vivent dans une bulle, shootés à la drogue du pouvoir. En ces temps difficiles, le choix qu’ils offrent aux Français est celui d’un pur produit marketing : François ou Martine, un homme ou une femme, la permanente lilloise ou l’insipidité corrézienne, le sectarisme ou l’immobilisme. Tout est dans le look et la présentation. Ce soit disant idéal démocratique, conséquence d’une affaire de mœurs, masque le vide sidéral de l’absence de leader, de réalisme et de véritable projet pour la France.
Un tango bien orchestré qui nous montre des socialistes plus préoccupés de leur avenir personnel que de celui de la France.
Et puis nous avons une majorité qui fait effectivement peu parler d’elle, (les média ayant aussi fait le choix partisan de ne pas relayer son action) mais qui poursuit son travail, qui élabore et examine des textes pour réformer notre pays. Certains les jugeront trop timorés, d’autres trop contraignants, mais notre devoir est de faire évoluer notre pays pour l’adapter à cette mondialisation qui nous échappe. Il faut le faire intelligemment sans tout casser, mais avec détermination. C’est la seule solution pour conserver notre crédibilité internationale.
Tel est le sens des Journées Parlementaires auxquelles je participe actuellement à Tours (photo jointe). Avec nos collègues, nous travaillons pour répondre à tous ces enjeux : la maîtrise des finances publiques, la priorité aux mesures d’avenir et le maintien des solidarités pour garantir les Français, éviter le crash dont les conséquences seraient catastrophiques pour tous.
C’est cela le véritable enjeu sur lequel les socialistes nous bernent. Et sur tous ces points, nous aimerions bien les entendre.
Les 25 et 27 octobre prochains, les Franc-Comtois pourront découvrir le nouveau TGV Rhin/Rhône. Celui là même qui ne s’arrêtera jamais à Dole, laissant les jurassiens dans une gare qui va peu à peu se vider. Au mois de décembre, des TGV à destination de Paris seront supprimés. Et la nouvelle ligne ne passant pas à Dole, la SNCF en supprimera encore l’an prochain, puis dans deux ans, puis dans trois ans. Et ainsi de suite. Arrivera le jour prochain où les jurassiens n’auront plus que le TER, la Micheline d’aujourd’hui, pour aller à Dijon prendre le train de Paris.
Ce TGV qui ne passe pas à Dole est la mort annoncée de Dole comme carrefour ferroviaire. C’est une régression qui aura inéluctablement des conséquences économiques pour notre bassin. C’est pour cette raison que je me suis toujours opposé, non au TGV Rhin/Rhône, mais à son tracé qui raye Dole de la carte.
Dans ces conditions, la signature de cette invitation par monsieur le Président du Grand Dole, au coté de la Présidente de Région, des Maires de Besançon et Belfort, du président de Montbéliard Agglomération qui sont tous gagnant dans cette affaire, est triste. Tourner à ce point le dos à l’intérêt de son agglomération pour le plaisir de briller sur un carton et de croire ainsi pouvoir jouer dans la cour des grands n’est pas ma conception de la vie politique.
Plus de 200 stations services distribueront prochainement de l’hydrogène en Allemagne pour alimenter des automobile électriques . Plus d’une centaine en Italie et… aucune en France.
Pourtant l’hydrogène est une énergie propre et inépuisable. Rien que l'entreprise Solvay à Tavaux en produit plus de 9000 tonnes par an. Lorsque l’on sait que 5 kg suffisent à faire rouler une auto sur 100 km avec des performances similaires à une voiture traditionnelle, l’exploitation de cette énergie n’est pas à négliger.
La filière hydrogène est aujourd’hui maîtrisée, que ce soit la production, le stockage et/ou l’exploitation. En outre, fabriquée entre autre avec de l’éolien, du photovoltaïque, elle permet un stockage restitué quand il le faut en énergie électrique. L’hydrogène permet donc de solutionner le problème du « stockage de l’électricité ».
La France est en train de prendre un retard important sur cette technologie. Notre pays traîne les pieds essentiellement pour des raisons administratives et nous risquons de le payer cher plus tard.
Pour m’en aviser et tenter de faire évoluer les choses, j’ai participé hier au premier essai de véhicule électrique à hydrogène sur le circuit de Marcoussy. J’ai demandé à Jean-François LOUVRIER, spécialiste de l’hydrogène de m’accompagner. Nous sommes allés tous les deux prendre le volant du premier véhicule électrique à hydrogène en France. Nous y avons rencontré le PDG d’Air Liquide, producteur d’hydrogène, des membres du Cabinet du Ministre de l’Environnement ainsi que les constructeurs automobiles mondiaux.
J’ai été stupéfait par les performances et le confort de cette voiture. Elle se conduit comme toutes celles que l’on conduit aujourd’hui. Le plein d’hydrogène se fait à la pompe de la même manière que pour un diesel ou une essence. Le réservoir totalement sécurisé ne prend pas de place et ne présente aucun danger, même en cas de choc très violent.
L’industrie française produit de l’hydrogène et équipe déjà des pays étrangers, elle continuera dans ce sens comme me l’a confirmé le PDG d’Air Liquide.
Si la France ne réagit pas rapidement, elle vendra cette énergie à bas prix pour équiper des pays étrangers tels que le Japon, la Corée, ou l'Allemagne et l' Italie.
Nous les aiderons ainsi à développer une nouvelle technologie pour des véhicules du futur qui viendront ensuite nous concurrencer en France.
A vouloir refuser ce progrès, l’industrie automobile française qui traîne les pieds et se focalise sur les bonnes vieilles batteries, scie la branche sur laquelle elle est assise…
Au-delà de cet intérêt général d’envergure nationale, c’est aussi de l’avenir du pays Dolois dont il est question. Avec Solvay comme premier producteur national d’hydrogène, avec Mahytec, comme spécialiste de la fabrication de réservoirs très haute pression, notre région sera au cœur de cette nouvelle technologie industrielle. Ce serait un nouveau poumon pour Dole.
Depuis plusieurs années, je me bats pour un rapprochement de l’hôpital et de la clinique afin d’offrir une meilleure offre de soins sur notre territoire du nord Jura.
Lors de mon précédent mandat, je m’étais investi en médiateur entre les deux établissements pour permettre la réalisation d’un plateau technique commun. Puis il y a quelques mois, j’ai rencontré à ce sujet Roselyne BACHELOT, Ministre de la Santé.
Plutôt que de faire des bouts d’investissement, je lui ai demandé de lancer une étude sur la réalisation d’un nouvel hôpital dans l’hypothèse d’un rapprochement avec la clinique.
Je me réjouis qu’aujourd’hui, une étude soit lancée pour ce rapprochement. Mon intervention n’aura donc pas été vaine. Reste maintenant à en attendre le rendu, puis à prendre les décisions nécessaires pour une réalisation sur le moyen terme. C’est un de mes objectifs en matière de politique de santé sur notre territoire.
Alors que la Gauche espérait bien gagner au moins un siège dans le Jura aux élections de dimanche dernier, Gérard BAILLY et Gilbert BARBIER ont tous deux été réélus Sénateur. Au-delà de ces deux victoires sans appel, l’analyse des scrutins est claire : se sont cumulés la division à gauche et le comportement très républicain de la droite.
La division à gauche
Les Verts ont raison. On peut ne pas être d’accord avec nombre de leur position, mais ils n’ont pas fait perdre Denis JEUNET et Denis VUILLERMOZ.
Outre le fait qu’ils ont, semble-t-il, parfaitement respecté un accord national (alors que le PS l’aurait renié) Antoinette GILLET et Denis VUILLERMOZ ont eu beaucoup de bulletins. Ce qui signifie que ce tandem de gauche a bien fonctionné. Dans le même temps, Denis JEUNET a eu 36 voix sans Denis VUILLERMOZ. Nul doute que s’il n’avait pas été candidat, son seul retrait aurait fait basculer environ 25 voix (Jeunet/Vermeillet, Jeunet/PC) sur Denis VUILLERMOZ qui l’aurait alors placé devant Gilbert BARBIER. Le socialiste aurait alors été élu.
Le comportement républicain de la droite
Sylvie VERMEILLET, candidate divers droite a fait une très belle campagne, propre, constructive et respectueuse. Son résultat est plus qu’honorable. Alors qu’elle aurait pu faire le choix de se maintenir au second tour, elle a eu le comportement le plus noble qui soit : savoir où se trouve l’intérêt général et savoir se retirer pour le respecter. Ses soutiens du premier tour, dont certains cadres de l’UMP en dissidence des investitures nationales, ont alors rallié Gérard BAILLY et Gilbert BARBIER.
Rien ne sert d’aller chercher midi à 14 heures pour trouver des boucs émissaires. Le PS a commis une faute grave. Porté par son ambition de « rafler » les deux sièges de sénateur et sûr de sa victoire, il a eu le tournis. Dans le Jura, il ne peut alors aujourd’hui qu’avoir la gueule de bois…
J’ai reçu cet après-midi au Tribunal de Dole, la présidente du TGI pour m’assurer que les promesses qui m’avaient été faites lors de la refonte de la carte judiciaire étaient bien tenues.
Conformément aux engagements pris, les audiences foraines ont bien été instaurées. Les affaires post-divorce (gardes d’enfants…) restent jugées à Dole. Un juge des enfants vient aussi à Dole, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Le Tribunal d’Instance est resté à Dole. Il est devenu le plus important du département avec la présence de deux juges contre un seul dans les autres TI du Jura.
L’efficacité administrative s’est améliorée grâce à la meilleure utilisation de la dématérialisation et des visio-conférences.
Le fonctionnement du service public de la justice n’a donc nullement été remis en cause, contrairement à ce qu’annonçaient les oiseaux de mauvais augure.
Quoiqu’il en soit, je continuerai à suivre ce dossier pour m’assurer du bon fonctionnement de la justice sur Dole.
J’ai reçu dernièrement à ma permanence un représentant des associations caritatives de Dole, inquiet devant le risque de baisse de l’aide alimentaire à compter de l’an prochain.
L’aide alimentaire délivrée par ces associations (Resto du Cœur, Secours Populaire, Banque Alimentaire…) est versée en application du PEAD (Plan Européen d’Aide aux plus Démunis) qui utilise les surplus de production agricole européenne pour les distribuer à ceux qui en ont besoin.
Tant qu’il y a des surplus en quantité suffisante, il n’y a dons pas de problème. Mais la situation s’est inversée en 2009, année où les surplus n’ont pas suffi à fournir les associations. La Commission Européenne a alors décidé de leurs verser une aide financière compensatrice pour leur permettre de livrer les repas nécessaires.
Certains Etats (Allemagne, Grande Bretagne…) n’étant pas d’accord avec cette décision ont alors saisi la Cour de Justice de l’Union Européenne qui a… annulé la décision de la Commission. Motif : cette aide financière relève de la politique sociale et non de la politique agricole. Or le social relève de la compétence de chaque Etat.
Suite à ma rencontre avec ce responsable associatif, je suis donc intervenu auprès du Gouvernement pour rappeler mon attachement à soutenir les plus démunis, La réponse du Ministre va aussi dans le même sens. la France est contre une renationalisation de ce programme qui va à l’encontre de la construction européenne et qui laisserait de nombreuses personnes et de pays « sur la touche ».
A la demande du Gouvernement Français, le Conseil Européen du 20 septembre dernier travaille maintenant sur un programme transitoire qui devrait sauver le système pour 2012-2013. Elle doit aussi faire des propositions pour maintenir l’aide alimentaire sur les années 2014-2020. Parallèlement, la France poursuit ses discussions avec les pays européens récalcitrants pour les convaincre.
Après plusieurs années de réflexion puis de réalisation et bien des difficultés à lever, la zone INNOVIA a été officiellement inaugurée samedi 17 septembre.
L’emplacement est idéal, au carrefour de grands axes (ex RN 5, et RN 73), à coté de l’aéroport qui fait l’objet d’un plan de développement, au débouché du Canal dont un barreau à grand gabarit sur 10 km devrait permettre de rejoindre l’axe Saône Moselle Rhin, sur le tracé de la future branche sud de la ligne LGV Rhin/Rhône/Seine.
L’idée initiale provenait de Jean-Paul BAILLY, ancien directeur de Solvay qui voyait là le développement économique du Nord Jura. L’idée a ensuite été reprise pour être lancée par Jean-Pascal FICHERE, Président du Grand Dole jusqu’en 2008 et vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Jura qui a su convaincre ses collègues élus locaux de relever le défi et qui depuis ont poursuivi l’effort.
Les Collectivités se sont mobilisées et l’Etat a véritablement cassé sa « tirelire » pour lancer le projet : 2 millions de subvention (1 de FNADT et 1 de fonds Européens). En 2005, Renaud DUTREIL, alors Ministre de l’Industrie en visite à Dole avait montré un vif intérêt à cette zone, précisant que « rares en France étaient celles qui disposaient de tels atouts ». Par la suite, je n’ai cessé de rencontrer Préfets et membres de cabinets ministériels pour lever les barrières administratives et autres.
« Innovia n’est la zone de personne, Innovia est la zone de tout le monde » tant elle a fait l’objet d’un réel consensus. Merci aussi à tous les techniciens qui en ont permis l’émergence, au premier titre desquels ceux de la SOCAD, société d’aménagement du département.
Dommage simplement que le Président du Conseil Général n'ait pas souhaité y participer, ou se faire représenter. Preuve de son grand intérêt pour l'économie et l'emploi des Jurassiens...
L' « Atelier Pasteur » est un élément essentiel d’éveil à la science, de transmission du savoir et de culture générale.
Sensible à mes arguments, Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale, m’a confirmé que le demi-poste de Directeur, détaché de l’Education Nationale sera maintenu pour pérenniser l' "Atelier Pasteur" de Dole.
La politique familiale est nationale. Elle concerne tout le monde, mais se décline localement, par territoire, au plus près des habitants. C’est ce qu’est venu constater Claude GREFF, nouvelle Secrétaire d’Etat en charge de ce sujet lors de sa visite du 26 juillet dernier.
A l’ordre du jour, la visite dans le Jura de la BISE de Mesnay - maison de vacances d’ATD Quart-Monde, qui permet à des personnes défavorisées de profiter de quelques jours de détente dans le magnifique site de la reculée des Planches.
La Ministre a aussi participé à une séance de bébés lecteurs dans les locaux de la médiathèque de Mont Sous Vaudrey, avant de valider le nouvel agrément « relais d’assistantes maternelles » accordé par la CAF du Jura à la nouvelle structure qui ouvrira ses portes à la rentrée à Chamblay.
Lors de cette visite, j’avais tenu à aller plus loin, pour que la représentante du Gouvernement sente bien les problèmes que l’on peut rencontrer au quotidien sur le terrain. Deux tables rondes ont alors permis des échanges très interessants :
· L’une avec les assistantes maternelles qui ont pu lui faire état directement de leurs souhaits, mais aussi de leurs contraintes professionnelles, administratives parfois excessives.
· L’autre avec les associations familiales qui ont évoqué les problématiques particulières des familles monoparentales et de l’aide à domicile.
Cette visite aura sans aucun doute permis d’apporter des exemples concrets à la Ministre à la veille des négociations Etat/CAF préalables à la période conventionnelle 2013/2016. Une démarche souvent plus positive que bien des rapports…
La communauté de communes du Val d'Amour officialisera la semaine prochaine la création de son Relais Assistantes Maternelles (RAM) permettant ainsi aux 77 assistantes de ce secteur de bénéficier d'un appui juridique et d'un accompagnement dans l'animation en direction des jeunes enfants.
Intervention de Jean-Marie Sermier sur la "Mission extérieure de l'Etat"
Monsieur le Président, Monsieur le Ministre,
Même si la France a toujours eu une politique étrangère à la dimension de son histoire et de sa culture, elle ne saurait être épargnée par les nécessaires économies budgétaires. Il nous faut les concilier avec le maintien de nos grandes priorités.
Et de fait, ce budget s'inscrit dans l'objectif du Gouvernement de redresser les comptes publics: diminution de 5% des crédits de fonctionnement en 2011 par des mesures d'économie et de réduction d'effectifs. Ceci se retrouve dans la baisse des frais de déplacements, des frais de communication, des frais de représentation (-12.3%) et même du coût de fonctionnement de la valise diplomatique.
Malgré ces économies, ce budget respecte nos engagements.
Dans les organisations internationales, notre place reste essentielle. Nos contributions sont globalement en hausse (+22 millions). Nos efforts de maintien de la paix le sont aussi (80 millions supplémentaires).
Ceci s'accompagne d'une gestion immobilière rigoureuse. Les ventes de nos immeubles doivent être réutilisées à 100% pour de nouveaux investissements. Sur ce point, il semblerait que ce ne soit pas le cas.
Pourriez-vous, Monsieur le Ministre, me préciser si la vente du patrimoine de la France à l'Etranger est bien totalement réutilisée dnzs nos investissements diplomatiques?
Vous avez précisé également, Monsieur le Ministre, que les efforts de sécurisation de nos implantations s'accompagnaient aussi de la "sécurité de nos ressortissants à l'étranger". La sécurisation de nos concitoyens, c'est aussi la justice à laquelle ils ont droit partout dans le monde.
J'ai dans ma circonscription le cas du Père Gabriel MAIRE, prêtre missionnaire au Brésil et dont l'assassinat en décembre 1989 est resté mal puni alors que l'on en connaît les commanditaires.
Je veux que son sacrifice ne reste pas vain.
Ce sera ma deuxième question: "à l'appui de votre budget qui vous en donne les moyens, que comptez-vous faire pour que justice soit mieux rendue à nos compatriotes expatriés?
Le Député du Jura a rédigé un important rapport sur la gouvernance et le financement des associations de protection de la nature.
Un travail salué par ses collégues parlementaires qui ont voté unanimement ses conclusions lors de sa présentation en commission développement durable de l'Assemblée Nationale. Ce document remet notamment en question le problème du financement des fondations par les grandes entreprises.
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